Méditation

À l’école de Jésus

Culte du dimanche 21 août 2022
Prédication par Michelle Raynaud (et Gené Louys)

Textes bibliques: Jérémie 6,16 ; Psaume 119,169-176 ; Matthieu 11,28-30

Quel privilège, après une année de labeur, de bruit et d’agitation, pour certaines et certains d’entre nous, d’être affranchis de la contrainte des horaires et de pouvoir enfin disposer pendant quelques semaines de tout son temps pour faire ce qui nous plaît, se promener, se baigner, dormir à volonté (quoique avec la canicule, ce n’était pas gagné) mais se consacrer à sa famille, écouter de la musique ou lire, découvrir des paysages nouveaux et faire tant et tant de choses…! C’est bienfaisant, tonifiant, nécessaire pour l’équilibre de la personne, tant sur le plan physique ou psychique.

Mais il arrive que nous connaissions une lassitude que même un séjour prolongé à la mer ou à la montagne ne peut faire disparaître ! Une lassitude intérieure, provenant d’un fardeau que nous traînons depuis des mois ou des années et dont nous n’arrivons pas à nous défaire. Un fardeau dont nous devenons encore plus conscients, peut-être, lorsque nous sommes en vacances et que nous disposons de plus de temps pour penser et réfléchir. Une lassitude provenant peut-être aussi de nos efforts répétés à faire le bien et à plaire à Dieu et en constatant que nous n’y arrivons pas. Une lassitude due aussi à la peur et à l’angoisse, aux échecs et aux doutes ; à tout ce qui s’est passé ces mois antérieurs, des incendies catastrophiques, les violences des eaux… la guerre qui n’en finit et j’en passe !

Faut-il se résigner à vivre une telle vie jusqu’à notre mort ou existe-t-il un moyen d’en être délivré ?
Oui, ce remède existe. Il est indiqué dans le texte que nous avons lu ! C’est un remède simple, sur, efficace ! Des millions d’être humains en ont fait l’expérience.
Quel est-il ? En quoi consiste-t-il ? S’agit-il de faire un pèlerinage ? D’adhérer à une nouvelle doctrine ? De se joindre à une église particulière ? Non.

Il s’agit tout simplement de venir à quelqu’un, à Jésus, qui nous conduit à fond et dont le cœur est plein d’amour et de compassion.
Venez à moi, dit-il, vous tous qui êtes fatigués et chargés !
Il ne s’adresse pas à ceux qui se sentent forts, qui se croient justes, qui sont satisfaits d’eux-mêmes, mais à ceux qui sont conscients de leurs faiblesses, de leurs manquements, à ceux qu’une faute, qu’un remords ou qu’un chagrin accable, à ceux dont le cœur est lourd et anxieux.

Voilà le genre de personnes que Jésus invite. Il ne leur demande pas d’accomplir auparavant quelques actes méritoires pour se rendre dignes de son invitation. Non.
Il leur demande de venir tels qu’ils sont – Leur détresse, leurs peines, leur désespérance et leur découragement, loin d’être un handicap ou un obstacle, constituent, en quelque sorte, la base même de son invitation.

Venir à Jésus signifie beaucoup plus qu’un consentement intellectuel à une vérité doctrinale. Pour que deux personnes se rencontrent et s’unissent, il faut qu’elles éprouvent l’une pour l’autre : amour et confiance.
Venir à Jésus, c’est se confier en Lui, c’est vouloir Lui appartenir, c’est l’aimer.

Mais l’invitation de Jésus est double. D’une part, Il nous appelle à venir à Lui, d’autre part, Il nous invite à prendre Son joug sur nous et à apprendre de Lui. Gardons- nous de séparer les deux.

Venir à Jésus est l’acte initial qui fait de nous un disciple, qui marque le début de la vie chrétienne, l’entrée dans une vie nouvelle.

Il faut qu’à ce premier pas s’ajoute le deuxième, qui consiste à accepter librement Son autorité sur notre vie et à suivre dans une obéissance joyeuse à Sa volonté.
Jésus Lui-même a obéi d’une manière parfaite à la volonté de son Père – Il nous a ainsi donné un exemple, afin que nous suivions ses traces.

Venir à Jésus, s’unir à Lui c’est la justification. Le choisir comme Maître ; Lui remettre les rênes de notre vie, c’est la sanctification.
La première sans la seconde ressemble à une fondation sans édifice – la seconde sans la première ressemble à un édifice sans fondement.

Voilà pourquoi nous devons prendre à cœur l’exhortation de l’apôtre : « Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en Lui ».

Mais l’invitation de Jésus contient aussi une double promesse : A tous ceux qui viennent à Lui, Il donne le repos et tous ceux qui prennent sur eux son joug, trouveront le repos.

Quelle expérience bénie ! L’agitation, le non-repos est une des caractéristiques de notre temps – nous la rencontrons partout – mais il y a repos et paix pour tous ceux qui répondront à l’invitation de Jésus : repos d’une conscience apaisée, repos d’un cœur dont les craintes et les peurs ont disparu.
Regardez le petit enfant dans les bras de sa mère ou de son papa ! Leurs bras, c’est l’endroit le plus sûr du monde ! Un petit enfant se repose en paix, il dort tranquillement. Pourquoi ? Parce qu’il est confiant. Ainsi celui qui s’abandonne entre les mains du Sauveur, celui qui se confie entièrement en Sa puissance et à Son Amour connaît un repos et une Paix qu’aucune tempête ne pourra troubler. Jésus pouvait dormir au milieu de la tourmente, parce qu’Il se savait dans la volonté et dans les mains de Son Père.
Entrons donc dans Son école et apprenons chaque jour un peu mieux, qu’une confiance totale correspond à un repos parfait… Amen.