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EGLISE PROTESTANTE UNIE DE FRANCE ANNONAYLundi 6 Avril 2020Contact:
 
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    N°2 - Le Bulletin de l'Eglise Protestante Unie d'Annonay

    ...Spécial confinement – Mardi 24 mars 2020

    Chers amis,
    Je vous propose deux bulletins par
    semaine, à priori le mardi et le vendredi. Dans
    chacune, des informations pratiques (tant locales
    qu’ouvertes sur l’Église universelle), une prière,
    des « bribes » de méditations sur le texte biblique
    du dimanche (passé ou à venir), et, en
    alternance, des éléments de réflexion sur « ce qui
    nous arrive », ou sur un tout autre sujet.

    Informations pratiques

    * Rappel, pour me joindre : il y a le fixe, 04 75 67 78 38 ; le portable 07 64 01 83 10 et toujours l’e-mail. Je suis plus particulièrement joignable l’après-midi, mais si je ne peux pas décrocher, laissez-moi un message
    sur le répondeur pour que je puisse vous rappeler au plus vite !

    5 à 10 minutes de prière partagée, chaque jour, c’est sur Facebook, le groupe « #linstantcommunion » à 18h.

    Prière
    Que nos prières n’oublient pas nos frères et sœurs en humanité dans des pays moins favorisés que le nôtre en matière de système de santé : nous pouvons penser à l’Afrique et à Madagascar en particulier.

    Le texte suivant a été préparé par Marianne Renaud Chrétien pour #linstantcommunion du samedi 21 mars.

    Dieu des renouvellements, là ou deux ou trois sont réunis en ton nom, tu as promis d’être au milieu d’eux.
    Tu es auprès de tous ceux qui recherchent ta présence,
    Les communautés qui se rencontrent virtuellement,
    Les personnes seules qui se tournent vers toi.
    Donne-nous d’être « Église ensemble », où que nous soyons, rassemblés par ton Esprit, comme seul ton Esprit peut nous rassembler.
    Dieu des chercheurs de vérité, en ce temps de grande incertitude ; nous commençons à réaliser à quel point nous ne savons pas grand chose, chacune et chacun.
    Tu as pourtant placé dans notre monde celles et ceux qui parlent avec raison, celles et ceux qui connaissent la science, celles et ceux qui protègent, qui soignent.
    Aide-nous à entendre les voix d’une sagesse éclairée, et à remercier pour ce qui est déjà là : la connaissance qui surmonte l’ignorance, l’amour qui surmonte la peur, la fraternité qui inclut la grâce dont nous avons tous besoin.
    Dieu des bonnes nouvelles, qui s’étendent plus vite que la peur,
    Dieu du courage qui vient du cœur :
    Sois avec nous lorsque l’anxiété surgit, et lorsque l’incertitude grandit.
    Sois avec ceux qui souffrent de la faim, de la torture, de la pauvreté, de la guerre
    Sois avec les enfants qui nous posent des questions difficiles,
    Sois avec les adultes qui cherchent comment vivre mieux, après,
    Sois avec les assistants sociaux qui continuent d’aider les plus démunis,
    Sois avec les soignants et les priants, touchés eux aussi par la maladie et la mort,
    Sois avec les mamans qui accouchent seules,
    Sois avec les mourants dans les services de soins palliatifs,
    Sois avec ceux qui accompagnent les familles dans le deuil.
    Accompagne chacun dans sa fragilité.
    Dans ton amour, tu nous offres maintenant Ce dont nous avons peut-être le plus besoin,
    Le silence d’un cœur à cœur avec toi … Toi qui fais de nous tes enfants, nous te prions encore :
    Notre Père, qui es aux cieux - Que ton nom soit sanctifié
    Que ton règne vienne - Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel - Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour - Pardonne-nous nos offenses - comme nous pardonnons aussi - A ceux qui nous ont offensés - Et ne nous laisse pas entrer en tentation, Mais délivre-nous du mal - Car c’est à toi qu’appartiennent - Le Règne, la Puissance et la Gloire, Pour les siècles des siècles, Amen.

    Éléments de réflexion sur ce qui nous arrive

    Des articles de journaux et les réseaux sociaux se font l’écho de situations qui, personnellement, m’effraient. Voir cet article ou encore : Franceinfo CORONAVIRUS SUR FRANCE 3 Occitanie, des membres du personnel hospitalier témoignent de la violence du Covid-19 et de la difficulté de la situation. Une infirmière raconte qu'elle a hospitalisé un homme de 48 ans : "je l'ai passé en coma artificiel et sous respirateur.Ce monsieur pleurait avant de fermer les yeux. Pas parce qu'il avait peur mais parce qu'il était seul. Interdiction pour sa femmes et ses 6 enfants de venir le voir. Il m'a dit "c'est donc ça ma mort. Seul à l'hôpital, sans mes enfants autour de moi et trois personnes à mon enterrement." Je lui ai promis de tout faire pour qu'il ouvre les yeux de nouveau. Il est décédé ce soir à 19h50"

    * En effet, si chacun de nous appréhende différemment la mort, je pense que nous serions tous d’accord pour dire que nous voudrions éviter de souffrir (mais les seuils « tolérables » de souffrance sont très variables), et je suppose que nous préférerions avoir dit « au revoir » à celles et ceux que nous aimons le plus, par des paroles mais aussi sûrement par des étreintes ou au moins des mains tenues.
    Je fais confiance au dévouement et au savoir-faire des soignants pour que tout soit mis en œuvre pour que la souffrance physique des malades soit pris en charge et atténuée. Mais la crise actuelle pourrait bien avoir pour conséquences des fins de vie d’une grande violence psychologique, pour la personne mourante mais aussi pour ses proches.

    Paradoxalement, il n’est pas question de transgresser les interdictions de visites, sous peine de risquer de multiplier ces situations tragiques que nous voudrions justement éviter !
    Alors que faire de cet effroi ? Certains peuvent essayer de se rassurer en veillant à ce qu’une personne qui entre à l’hôpital soit équipée d’un téléphone portable et d’un chargeur adapté (mais l’usage des téléphones portables est parfois impossible). Il est probablement vain de chercher à se consoler en se disant que les victimes d’accidents ou de catastrophes n’ont pas non plus eu l’occasion de dire « au revoir » à leurs familles. De même, croire avec assurance que Dieu est présent auprès de celui qui est hospitalisé ne compense pas le geste d’amour que l’on aurait voulu accomplir en un tel moment...

    Pour être franc, je ne sais pas si nous pouvons combattre ce sujet d’angoisse. Mais je veux croire que parler de cette peur terrible permet déjà de la nommer, de lui donner une existence qui n’est pas « confinée » (!) à mon esprit ; ainsi, je peux « objectiver » cet effroi. S’il devient objet/sujet de discussion, il perd une partie de son caractère destructeur. Mieux, devenue sujet de prière, cette peur pourra être transformée par le Christ. La perspective de Pâques me montre que le Christ m’a déjà rejoint dans ce que je peux craindre le plus, et que ces forces de mort ne sont pas aussi puissantes que le souffle de vie qui a relevé
    Jésus du tombeau. C’est parce que j’ai peur que la confiance me sera donnée. Oui, le Dieu auquel je crois est capable de cela, et bien davantage !

    Bribe de méditation sur le texte biblique de dimanche dernier
    La lecture proposée était le chapitre 9 de l’évangile de Jean, la guérison d’un homme aveugle de naissance. Texte long et extrêmement riche qu’il est délicat d’aborder en quelques mots ! Je m’arrêterais juste sur une réponse de
    l’homme à une question que les « bons religieux » de son époque lui avait adressé. « Voilà bien ce qui est étonnant : vous ne savez pas d'où il vient et pourtant il a ouvert mes yeux ! Nous savons que Dieu n'écoute pas les pécheurs, mais qu'il écoute toute personne qui l'honore et qui fait sa volonté. On n'a jamais encore entendu dire que quelqu'un ait
    ouvert les yeux d'une personne née aveugle. Si lui ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

    (versets 30 à 33, traduction NFC)
    L’homme « voit » mieux que ses interlocuteurs : oui, ses yeux ont été ouverts, et oui, seul un homme venu de Dieu est capable d’un tel signe. Mais une phrase de l’ancien aveugle est discutable : Dieu n’écouterait pas les pécheurs, mais uniquement ceux qui le respectent et lui obéissent ? Dans ce cas, l’homme semble croire que sa bonne conduite et ses prières (dont il n’est pas question auparavant) sont « récompensées » par cette vue retrouvée.

    Il faut qu’il rencontre à nouveau Jésus pour sortir de cette illusion (un problème d’optique !). S’il voit, c’est uniquement parce que le jugement que vient rendre Jésus est une grâce, une manifestation d’amour incroyable, un élan de vie qui rend possible une confiance non pas aveugle mais éclairée !

    Bien fraternellement,
    Pasteur David Veldhuizen
    Source de l’image : Évangile et peinture





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