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EGLISE PROTESTANTE UNIE DE FRANCE ANNONAYMardi 12 Novembre 2019Contact:
 
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    4ème Rencontre le 10.11.2017 du Partage Biblique 2017-18 – Création -

    1 rue de l'Hôtel de Ville

    . Nous poursuivons notre partage autour des textes de Marc racontant la tempête apaisée et la rencontre entre Jésus et « Légion ».
    - En faisant jouer notre mémoire, nous essayons de reconstruire le premier épisode. C’est toujours étonnant de voir combien nos mémoires sont différentes. De plus, bien que nous soyons un groupe, nous n’arrivons pas à tout retrouver. Nous nous souvenons du détail du coussin sur lequel Jésus dort. Ces détails, comme l’herbe « verte » sur laquelle s’asseyent les 5000 hommes qui vont être nourris avec 5 pains et 2 poissons (Marc 6,39), ces détails donnent de l’humanité au récit. Jésus est bien un homme, un homme capable d’apprécier un coussin pour dormir.
    - Ce récit n’est pas simplement un moment de la vie de Jésus : comme tout l’évangile, il est destiné à des communautés chrétiennes, vraisemblablement hors de la Palestine et composées surtout de non-juifs. Le rédacteur aurait rassemblé des récits comme ceux là dans les années 65-75, après le début des persécutions des chrétiens par Néron et peut-être même avant la destruction du temple de Jérusalem en 70.
    - Ces communautés sont dans la tempête et notre texte a évidemment un écho particulièrement fort à ce moment.

    . Aujourd’hui, nous pouvons l’entendre comme un appel à garder confiance, à rester calme, au moment où nous traversons une épreuve.
    - Lorsque nous sommes au milieu de l’épreuve, nous ne comprenons pas ce qui arrive, nous n’en voyons pas la valeur. C’est la confiance, soutenue dans la prière, ancrée au plus profond de notre cœur, qui nous permet, avec Dieu, d’aller de l’avant.
    - Ce texte nous permet de parler de la puissance de Dieu, capable d’agir d’un coup, nettement.
    - Un autre membre de notre groupe y voit la puissance de « la parole ».
    - A propos de la foi, nous n’avions pas retrouvé la formule employée dans le texte : nous avions repris l’apostrophe « hommes de peu de foi » qu’on trouve en Matthieu 8,26 dans le même récit, alors que notre texte met une question dans la bouche de Jésus : « Vous n’avez pas encore de foi ? » (TOB). Il semble bien que Marc montre ainsi que la foi ne viendra qu’après l’événement central de la passion, en tout cas pour les disciples ! Car Marc fait dire à Jésus, dans le troisième événement miraculeux de cette série, celui qui vient juste après l’épisode de « Légion » : (Marc 5,34) « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal. » Il s’adressait à cette femme persuadée que le simple fait de le toucher la guérirait.
    - Cette femme avait confiance en la puissance de Jésus. Sa foi lui donnait cette confiance. La foi précède la confiance.
    - L’un d’entre nous raconte combien ce texte de Marc le touche, car c’est celui qui avait été utilisé lors d’une cérémonie suite au décès accidentel d’un de ses enfants. Et c’est bien la foi, avec la confiance qui l’accompagne, qui lui a permis et lui permet encore de ne pas sombrer, de continuer à vivre.
    - Ce texte nous rappelle un autre événement : les disciples n’ont pas « réussi à chasser un démon ». Ils demandent à Jésus pourquoi : « A cause de la pauvreté de votre foi. Car, en vérité je vous le déclare, si un jour vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Passe d’ici là-bas”, et elle y passera. Rien ne vous sera impossible » (Mat.17-20 - TOB).
    - Attention toutefois à l’attrait de la puissance que semble apporter la foi. Nous savons bien que Jésus met en avant constamment les petits, les faibles, justement ceux qui ne sont pas puissants ; il les désigne comme ceux qui sont le plus proche de la foi ; c’est par eux que sa puissance passe.
    - Sa puissance c’est la puissance de son amour pour nous. Alors que notre monde glorifie les forts, ceux qui réussissent, ceux dont la richesse marque la puissance, Jésus, tout en utilisant le même mot de puissance, parle d’autre chose, de ce que la foi rend possible, la foi qui n’est pas encore présente chez ses disciples mais déjà présente dans cette femme inconnue qui réussit à le toucher.
    - « Ceci me fait penser à tous ces jeunes élevés loin de Dieu, loin des évangiles, dans ce monde de la puissance liée à la force et à l’argent et qui s’engagent pour faire des attentats ou qu’on retrouve, encore enfants, avec des armes en train de combattre. Et ça me fait peur. Que vont-ils devenir ? Où va notre monde ? »
    - « Cette peur dont tu parles, n’est-elle pas de même nature que celle des disciples dans la tempête ? »
    - Nous sommes en train de parler de nos souffrances, de nos peurs, mais finalement, nous ne nous connaissons pas vraiment, nous ne savons pas grand-chose les uns des autres.
    Ne faudrait-il pas que nous prenions un peu de temps pour nous présenter de façon plus approfondie ?
    - Je ne pense pas, répond un participant ; j’ai le souvenir d’un tour de table de présentation réciproque qui avait provoqué la réticence d’une personne et la gêne pour tout le monde. Je ne suis pas du tout favorable à ce genre d’exercice.
    - On peut comprendre l’envie de partager un peu plus au moment où, dans le groupe, la confiance partagée le permet. Nous sommes en confiance car nous savons que rien ne sera jugé ou répété mal à propos. Mais ne rendons pas obligatoire ce qui relève du choix de chacun. Laissons venir ces moments et accueillons-les comme nous venons de le faire.
    - Ces épreuves que nous traversons sont aussi une mise à l’épreuve de notre foi, de notre confiance. Malgré la puissance de l’amour, malgré tout l’amour que nous donnons à une personne, cela ne l’empêchera pas de mourir.
    - « Pour moi, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent : Comment peut-on faire partager notre foi aux jeunes ? Et à ceux qui sont dans la maladie ou la très grande souffrance, que leur répondre quand ils mettent en doute l’amour de Dieu et sa bonté ? A une enfant qui me dit : « le mot « chrétien » j’aime pas ! » que répondre ? Comment trouver un moyen de « l’accrocher » malgré tout ? »
    - « Moi aussi, j’ai du mal avec toute cette souffrance que nous voyons autour de nous, proche ou dans le monde. Je ne peux pas m’empêcher de penser que Dieu ‘‘accepte’’ cette souffrance, et j’en suis aussi révolté. Les disciples le disent : "Maître, nous sommes perdus et tu ne t'en soucies pas ?" (Mc.4,38).
    - Sur un grand marché en Afrique, un incendie a tout ravagé ; et comme les gens n’ont pas confiance aux banques, leurs billets, toute leur « fortune » est partie en fumée. Face à un tel malheur, je ne peux m’empêcher de penser à Job qui lui aussi perd absolument tout. Mais au final, le texte nous dit qu’il reçut de Dieu le double de ce qu’il avait perdu (Job, 42,10).

    Nous terminons par la lecture de la prière que JPS nous propose en conclusion de cet épisode :

    « Seigneur, Tôt le matin, alors que le monde était jeune, tu as créé la vie belle et terrifiante, tu as donné naissance à tout ce que nous connaissons.
    Que ton nom soit sanctifié.

    Tôt le matin, au moment où le monde l'attendait le moins, un nouveau-né pleurant dans une mangeoire a annoncé que tu étais venu parmi nous et que tu étais l'un de nous.
    Que ton nom soit sanctifié.

    Tôt le matin, entouré de menteurs respectables, de responsables religieux, de policiers frileux et d'amis silencieux, tu as accepté la sanction pour avoir fait le bien pour avoir été Dieu. Tu t'es chargé de la croix et tu en es mort.
    Que ton nom soit sanctifié.

    Tôt le matin, une voix dans un cimetière bien gardé et des traces de pas dans la rosée ont révélé que tu étais ressuscité, que tu étais revenu vers ceux et celles, pour ceux et celles qui t'avaient oublié, renié, et qui avaient cherché à te détruire.
    Que ton nom soit sanctifié.

    Tôt le matin, en compagnie des mille couleurs de ton Église sur terre et dans le ciel, nous célébrons ta création, ta vie ta mort et ta résurrection ton attention à notre égard et c'est pourquoi nous te prions

    Seigneur, apporte une vie nouvelle, là où nous sommes usés et fatigué, un amour nouveau là où nos cœurs se sont endurcis, le pardon là où nous nous sentons blessés, comme là où nous avons blessé et la joie et la liberté de ton Saint Esprit là où nous même, nous sommes prisonniers. Amen

    Extrait d'une prière eucharistique de la Communauté œcuménique d'Iona (Ecosse) - Petit livre de célébrations, Olivétan, Lyon 2017

    Compte-rendu établi par J.P. Lechevalier et révisé par Marc Pattus.

    Les prochaines rencontres du groupe :
    Toujours le vendredi, à 10h15 = les 24 nov et les 8 et 22 déc. 2017
    - Les 12 janvier 2018 - et le 26 janvier est la rencontre à mi-parcours avec Jean-Pierre Sternberger.
    A noter dans les agendas :
    Les prochaines rencontres avec JPS. 26 janv. / 22 juin 2018 au presbytère 1 rue de l’Hôtel de Ville.





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